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La recherche de locaux associatifs / 3


enfin un centre social en vue

En 2000, à la mi-mars, nous apprenons que le futur centre social prévu à Broussais ouvrira en décembre et sera géré par une association pilotée par Mme Catala, députée RPR de la circonscription (son suppléant est le secrétaire).

Les petits déjeuners du jeudi déménagent aux vacances de Pâques et nous nous retrouvons désormais au pied des locaux vides de la Zac Didot, place Moro-Giafferi.

Dans un souci de légitimer nos actions, de faire participer les habitants et de ne pas laisser retomber la pression, nous organisons une réunion publique le 20 avril 2000, devant les locaux vides de la Zac Didot, afin de faire le point sur le dossier. Nous demandons à la municipalités d’organiser un Conseil d’initiative et de consultation d’arrondissement (Cica*) sur le thème du futur centre social (fonctionnement, gestion).

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dazibao à la zac Didot

Fin mai, c’est un Dazibao qui est affiché sous les caméras de France 3 : les 1600 pétitions recueillies depuis la fermeture de “Notre Maison” sont photocopiées et collées sur les vitres des locaux commerciaux de la zac Didot qui, depuis un an qu’ils sont livrés, ne trouvent toujours pas preneur et que nous demandons d’affecter - même temporairement - aux associations.

Pendant l’été, c’est le centre Mouchotte-Montparnasse, d’une superficie à peu près équivalente à celle de “Notre Maison”, qui ferme ses portes. Cela porte le nombre de mètres-carrés sociaux fermés à 5700.

A l’automne 2000, nous “déménageons” les petits déjeuners devant l’hôpital Broussais, afin de faire accélérer l’ouverture du centre social qui traîne, suite à des luttes intestines de la droite parisienne à l’approche de la campagne municipale.

Le 25 octobre, la mairie consent - sous la pression des différentes associations du “Collectif pour des maisons de quartier” à organiser un Cica ayant pour thème le futur centre social. Il apparaît au grand jour que ce centre sera bien verrouillé par Nicole Catala et ses amis. Et ce n’est certainement pas un hasard si cette ouverture est prévue en décembre, soit trois mois avant les élections municipales de 2001.

En fait, le centre n’est ouvert qu’en mars, pendant l’entre-deux tours des élections. Nicole Catala ne pourra l’annoncer qu’en toute fin de campagne et ne pourra pas l’exploiter comme une initiative de sa part tant le quartier sait que c’est grâce à la mobilisation des habitants et des associations que l’équipe municipale a consenti à cette ouverture.

Cependant, la nouvelle équipe, à peine installée, a envisagé la fermeture du centre. Ce n’est qu’après discussion avec le “Collectif pour des maisons de quartier”, qu’elle est arrivée à la conclusion qu’il valait mieux l’ouverture de ce centre social plutôt que rien du tout.

Jusqu’à cette période, Carrefour 14, l’association gestionnaire du centre, n’avait pas associé les autres associations de quartier à son projet et à la gestion - sans dédaigner les idées qu’elles pouvaient apporter. A l’issue d’une réunion organisée par le nouveau maire du 14e, son président se déclare favorable à une participation effective de leur part. Dans un but d’ouverture du centre au quartier, deux commissions sont créées : l’une destinée à la refonte des statuts (à laquelle participe Urbanisme & démocratie), l’autre dont l’objectif est d’améliorer le projet social. En septembre 2001, quatre associations du quartier (Udé !, Association du comité des résidents Plaisance-Pernety, le Lorem, les Réseaux d’échanges réciproques du savoir) entrent ainsi au conseil d’administration de Carrefour 14. Udé ! sera reconduite au CA en avril 2003.

La mairie du 14e commence enfin à évoquer l’idée d’un deuxième centre social.

le 14e, toujours à la recherche de locaux

En février 2001 est présenté le projet d’un centre d’animation de 1000 m² à l’angle des rues Vercingétorix et Rouvier, dans l’air depuis l’an passé et dont l’ouverture est annoncée pour l’été 2002. Deux associations (Le Moulin et Quartier libre 14e) ont annoncé candidater pour sa gestion. Avec le changement politique, le projet prend du retard ; ce n’est qu’en octobre 2002 que l’on en reparlera. Les travaux commenceront au printemps 2003 pour une ouverture prévue un an plus tard.

Avec la nouvelle équipe municipale, élue en mars, la question des locaux associatifs n’avance pas vite. Une liste de locaux vides est transmise au nouveau maire, Pierre Castagnou. Lors du Cica d’octobre 2001, ce dernier reste évasif et n’évoque, à court terme, que la mise à disposition de la mairie annexe et de la vetuste et exigüe salle du 40, rue Boulard (le tout bien en dehors du quartier Plaisance).

Le 5 décembre, devant le gymnase Mouchotte, le “Collectif pour des maisons de quartier”, fatigué par ce problème sans fin, réagit en accueillant Bertrand Delanoë avec banderoles, ballons et slogans, lorsque le Maire de Paris se déplace dans le 14e pour son bilan de fin d’année (le Collectif Redessinons Broussais est également présent pour lui réclamer le rachat du site de l’hôpital).

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16, rue du Moulin vert

À la même époque, les anciens locaux du Cepije, au 16, rue du Moulin vert, dans lesquels nous verrions bien une maison de quartier, sont menacés par un projet immobilier : la construction d’un immeuble de standing de six étages. Les petits déjeuners militants reprennent donc le jeudi matin devant le bâtiment pour dénoncer le projet ; Charlie hebdo publiera un article sur le sujet en février 2002. Le 11 février, les élus Verts du Conseil de Paris présente un voeu concernant la création d’une maison des associations au 16, rue du Moulin vert : la proposition est rejetée par les élus PS, MDC et l’opposition municipale.

En ce début d’année, le “Collectif pour des maisons de quartier” diffuse largement sa carte de voeu-pétition : “2002, année des Maisons de quartier”, en invitant les habitants à la retourner au maire d’arrondissement. Lors du Conseil d’arrondissement du 4 mars, il mobilise une cinquantaine de personnes venues construire une maison des associations précaire, faite de bâches tendues dans l’entrée de la mairie et sur lesquelles on peut lire les slogans “dans le 14e, on se réunit...chez soi !” ou “4 ans sans locaux pour les assos, c’en est trop !”.

L’idéal serait que chacun des six quartiers puissent disposer d’une “maison de quartier” et que l’arrondisement se dote d’une “maison des associations”, lieu-ressource et de soutien.

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