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La grande histoire de Bauer-Thermopyles / 3


Le 16 avril 1999, l’Apur* convoque les associations pour une réunion dans ses locaux. Le ton a changé : l’on nous prévient que l’enquête publique aura lieu à l’automne ! Après avoir exprimé notre désaccord sur le projet de jardin présenté, notre demande de réunions avec les services des parcs et jardins est enfin entendue, nous devrions commencer à la rentrée. Visiblement, la Ville essaye de faire bonne figure. Par contre, ce qui avait été décidé pour la maison de l’imprimeur reste inchangé. De même pour la demande de crèche, de locaux associatifs, de rabaissement des hauteurs dans les futures constructions et de classement de l’îlot en “zone UL”.

Le 14 octobre, au cours d’une réunion à la mairie du 14e, on nous présente la deuxième copie des services de la Ville quant à l’aménagement du futur jardin des Thermopyles. C’est très dans le style actuel des parcs et jardins : pelouse accessible au public et en léger dévers pour pénaliser les jeux de ballon, massifs de fleurs, allées ombragées, courbes, tables de jeux (dames, échecs) et bancs. Le seul problème pour U&D est qu’on ne parle pas de l’aménagement des trois jardins (Thermopyles, Chanoine Viollet et Léonidas) qui sont en enfilade les uns derrière les autres et dont l’aménagement pourrait être décidé en cohérence afin de répartir équitablement les activités pour tous : enfants, jeunes et adultes. La mairie préfère morceler les aménagement pour à chaque fois resservir le même discours : “Vous voyez bien que nous n’avons pas assez de place pour satisfaire tout le monde, nous faisons ce que nous pouvons, nous examinerons les autres demandes dans une autre réunion”. Dernier point, la demande d’installer un potager participatif n’est pas non plus retenue, ni celle d’envisager la réhabilitation de la maison du n°7 rue des Thermopyles et sa transformation en maison du jardinage/maison de quartier/café associatif.

C’est aussi en octobre 99 que disparaît, en deux jours la maison de l’imprimeur* au 40 rue Didot.

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le jardin des fêtes en mars 2000...

En mai 2000 la nouvelle déclaration d’utilité publique (Dup*) est soumise au conseil d’arrondissement* puis au conseil de Paris*. Elle prévoit de sortir le 10/12 rue Cité Bauer de l’ancienne réserve pour espace vert afin de conserver ces deux maisons, d’agrandir le futur jardin jusqu’à la rue Didot, d’exproprier la parcelle du 2/4 rue des Thermopyles (le jardin où l’on fait les fêtes - qui appartient à la copropriété du 30, rue Didot) et, surprise, d’exproprier la rue des Thermopyles depuis la rue Didot jusqu’au deuxième virage de la rue. Pourquoi ? Soi-disant pour facilité l’accès des secours dans le futur jardin ! Comme si les ambulances ou les pompiers allaient venir se coincer dans la rue des Thermopyles alors que deux entrées du jardin sont prévues du côté de la rue Didot !

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... puis au printemps

Il faut savoir que la rue des Thermopyles est une rue privée, ouverte à la circulation. C’est un vieux statut qui date de 1868 qui prévoit que les copropriétaires de la rue sont responsables de sa gestion et de son état. Chaque copropriété est propriétaire de la moitié de la chaussée en regard de sa façade. En contrepartie de son ouverture au public, la Ville prend en charge l’éclairage public, le ramassage des ordures et le nettoyage. En faisant rentrer la rue des Thermopyles dans le domaine public, la Ville en reprendrait la gestion : fini les glycines qui poussent sur les trottoirs, fini les pavés si les pavés ne plaisent plus... et surtout fini les fêtes de quartier qui n’ont pas besoin d’une autorisation spéciale d’occupation de la voie publique ! L’opposition municipale a bien sûr voté contre ce projet, mais la déclaration d’utilité publique a été adoptée à la majorité. Elle devrait donc être soumise à enquête publique à l’automne 2000.

Mais la seule chose que fait la Ville au mois d’octobre est de démolir la maison carrée du 7, rue des Thermopyles. Nous étions intervenu pour que les derniers occupants puissent être relogés dans le quartier : ils habitent aujourd’hui dans les nouveaux immeubles de la zac Didot. Trop peu de personnes ayant donné suite à la proposition de l’association de conserver cette maison en la transformant en “maison du jardinier - café associatif”, nous n’avons pas été en mesure de mobiliser le quartier pour la sauver.

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