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bulletin n°76


20 ans : une jeune association
Fondée en 1993, Udé ! s’apprête à fêter ses 20 ans au cours d’une série d’événements, tout au long du mois de juin 2013, dans les lieux -clés créés ou transformés à l’initiative de l’association : pension de famille des Thermopyles, jardin partagé, jardin des Fêtes, le Moulin à café (un des tout premiers cafés associatifs parisiens) dans la ZAC Didot, Château ouvrier...
La traditionnelle Fête des Thermopyles, les vendredi 28 et samedi 29 juin 2013, clôturera cette série d’événements très variés (“Full moon walk”, repas de quartier, apéro, chorale, expo photos, soirée “Chut ! on lit”...). Ce sera aussi le grand retour de Zacman, le héros masqué qui attirait l’attention sur les revendications d’Udé ! en déroulant de longues banderoles du haut de grues ou d’immeubles.
Les festivités autour des 20 ans d’Udé ! auront pour fil rouge la volonté constante de l’association de réappropriation de l’espace public et d’implication des habitants, hier comme aujourd’hui et demain.
Suite aux quartiers d’été 2012, plusieurs réunions de préparation ont déjà rythmé le calendrier d’automne et d’hiver de l’association.

Assemblée générale annuelle
L’AG annuelle de l’association s’est tenue le 22 février dernier au Château ouvrier. Adoption du rapport d’activités et des comptes, élection d’un nouveau “bureau” et discussion sur les perspectives ont rempli la soirée.

Jardin partagé
Les travaux du bâtiment de la pension de famille se sont achevés au printemps et les pensionnaires ont commencé à s’y installer. Le maître d’œuvre, Paris-­Habitat, a également livré la première parcelle (une centaine de m2) du jardin partagé du n°6 de la rue des Thermopyles et doit prochainement la rétrocéder à la Ville de Paris.
Udé ! a signé, avec Paris­ Habitat, une première convention d’utilisation du terrain et a récupéré la clé du portail. Le projet, proposé par notre association depuis plusieurs années, est d’étendre le jardin partagé sur la cour d’immeuble voisine (n° 2­4, rue des Thermopyles, là où sont organisées les quatre fêtes annuelles de l’association). Cela fait au moins deux ans que l’élu en charge de l’urbanisme doit prendre contact avec la copropriété (plutôt favorable au projet) pour établir les modalités d’achat et d’aménagement du terrain ; en octobre 2012, la copropriété n’avait toujours pas reçu de demande officielle de la part la mairie et encore moins de proposition précise d’aménagement (métrage, chiffrage). Pourtant des projets de délibération municipale étaient envisagés pour septembre puis pour février, et, dans le numéro d’octobre­ novembre 2012 du journal municipal, le maire du 14e affirmait qu’un “8e jardin verra le jour rue des Thermopyles” ; le bulletin précisait aussi que sa surface totale serait de 450 m² et qu’il serait livré à la gestion d’Udé ! à l’hiver 2012/2013 !
En attendant, ne peut­_on pas jardiner sur la première parcelle du n°6, rue des Thermopyles ? Udé ! a organisé à ce sujet une réunion publique au mois de septembre et plusieurs habitant­ e­s se sont montré­e­s intéressé­ e­s. Un recensement des plantes sauvages qui poussent sur le terrain a été commencé mais pas de véritable jardinage : la Ville a engagé des travaux supplémentaires sur la parcelle fin octobre (installation d’un film géotextile en sous­-sols), puis l’hiver est arrivé. Après quelques aménagements légers et une après-­midi “galette des rois” le 6 janvier, nous espérons, avec le printemps, pouvoir enfin commencer des activités sur la parcelle. Et puis, avec un peu de malchance, les travaux d’extension commenceront peut­ être au mois de juin pendant les festivités pour les 20 ans d’Udé !

Publicité : ras le bol !
Après les annonces de baisse de la pression publicitaire dans l’espace public (ce qui s’est traduit dans les faits par le retrait de quelques panneaux mais aussi par la multiplication des systèmes de déroulement des affiches), on constate ces derniers temps l’apparition de nouveaux panneaux (rue des Thermopyles, rue Raymond­ Losserand) et la généralisation des dispositifs sur palissades de (vrais ou faux) chantiers (rue d’Alésia, avenue du Général­ Leclerc, rue Friant, rue de la Gaîté). Udé ! reviendra prochainement sur cette question afin d’exprimer et d’argumenter son ras-­l-e­bol face à cette pollution.
D’autant que ­ concernant l’affichage associatif et d’opinion ­ le compte n’y est toujours pas. La Ville a beau rénover et décentraliser son réseau de panneaux sous verre (qui n’est accessible, rappelons-­le, qu’aux associations déclarées en Préfecture ­ ce qui exclut l’affichage des associations non déclarées et de l’expression d’opinion tant collective qu’individuelle, pourtant inclus dans la loi), la surface parisienne de panneaux en accès libre reste toujours inférieure aux exigences légales (pour ne pas parler des besoins locaux).
Ces questions peuvent aussi s’insérer dans l’actuelle démarche municipale de renouvellement de la gestion des abris d’usagers et usagères de bus (la convention en cours prend fin le 31 décembre).

Destruction : 130, rue du Château
Au 130 rue du Château, il y avait des constructions basses (1 étage), témoignage de l’habitat ouvrier du 19e siècle. Pour ses 10 ans, en 2003, Udé ! rappelait déjà sa demande de réhabilitation du site. Lors de l’adoption du PLU (en 2005), nous avions aussi œuvré, en phase avec l’association Monts 14, pour que ces parcelles soient classées en Espace architectural cohérent (EAC).
En mai 2009, dans son bulletin, la mairie du 14e communiquait haut et fort son souhait de réhabiliter l’ensemble immobilier pour en faire “des logements sociaux tout en préservant son caractère pittoresque”. À l’enquête publique de juin 2009, Udé ! déclarait “être tout à fait favorable au rachat par la Mairie de Paris du lot du 130 rue du Château. Elle approuve totalement la « réhabilitation de l’immeuble existant de 1 étage, la création de 10 deux pièces et un studio en logements sociaux ». Elle demande de plus entre autres et comme d’habitude « la création de vrais logements sociaux et non de logement social intermédiaire, que les 2 locaux commerciaux deviennent 2 lieux à régime logement social et que le dernier et actuel occupant de l’atelier de photographie, Daniel Chenost soit relogé dans les lieux »”. Depuis, plus rien. Il y a trois mois des travaux ont commencé sur la parcelle. Aucun permis de construire ou de démolir n’était affiché. Les voisin­-e­-s et tou­-te­-s ce­ux­-lles qui suivent ce sujet ont pensé qu’on allait réhabiliter ces constructions. C’est réellement ce qu’on pouvait penser au début des travaux. Et puis en ce début d’année 2013 tout s’est accéléré avec la démolition pure et simple de tous les bâtiments... cette fois sans aucune communication en fanfare de la mairie.

Logement : le mauvais esprit du 14e
Parmi les constructions de logements sur le site de l’ancien hôpital Broussais, on trouve deux “résidences de standing” d’un projet baptisé “Esprit 14 ­ Paris Didot”, porté par la filiale immobilière (n°5 mondiale) du groupe bancaire BNP Parisbas (il existe aussi un “Esprit 15” dans l’arrondissement voisin) et promu par des arguments comme “l’art de vivre de plus en plus recherché” du 14e ou la basse consommation des bâtiments. Le prix de vente de leurs 90 appartements est à plus de 10 000 euros le m² alors que, selon les récurrents dossiers “immobilier” des hebdos sur papier glacé, le prix moyen du m² dans l’arrondissement est de 8600 euros (et même à 8200 euros dans le quartier Plaisance). Bien sûr, cet embourgeoisement du quartier est dû à son embellissement (promenade plantée) et à l’amélioration des services* (tramway, espace culturel, crèche) et de son standing (Croix-­rouge) mais nul doute, bien évidemment, que, faute d’outils adéquats pour enrayer les prévisibles hausses de prix (loyers, commerces), ces constructions ne feront qu’amplifier ce phénomène au détriment des populations moins aisées. Voilà une conséquence directe de la “mixité sociale”.
* petit bémol sur les capacités d’accueil des écoles du quartier aux futurs nouveaux enfants, puisqu’il n’est pas prévu de construction d’école en lien avec la création de logements à Broussais.

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