Urbanisme et démocratie

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Bulletin n°71


Udé ! ou l’histoire d’une mobilisation
Urbanisme & démocratie (Udé !) est née en 1993 suite à une réunion publique organisée par le journal de quartier “La Page” pour rassembler les habitants autour de la menace d’un projet immobilier concernant la rue des Thermopyles. Le projet imposé par la municipalité, sans aucune concertation, apparaissait à bien des égards comme une menace pour le cadre de vie du quartier.
Udé ! se mobilise, informe les habitants et dès 1996 recourt aux médias pour faire passer son message. L’enquête publique relative au projet se conclut par un avis négatif du commissaire-enquêteur à l’encontre du projet de la municipalité. Les conclusions de l’enquête rejoignent les critiques d’Udé ! sur plusieurs points : hauteur et densité des constructions, absence d’équipements collectifs, d’espaces verts...
En 1996, l’association enregistre donc sa première victoire. Pour l’occasion fût ressuscitée la vieille fête des Thermopyles. En 1998, cette fête devient régulière et est accompagnée de trois autres fêtes ; une pour chaque saison.
Par la suite, Udé ! multiplie les mobilisations dans le quartier et s’affaire particulièrement sur le dossier de la Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) Didot. Malgré son nom, il s’avère que le projet se caractérise par un manque de concertation et de réflexions sur l’aménagement du quartier. C’est dans le cadre de cette lutte qu’au printemps 1997 se met en place une nouvelle forme de mobilisation hebdomadaire : les petits-déjeuners revendicatifs. Cette mobilisation fédère habitants et associations qui se retrouvent autour d’un café pour entraver le déroulement du chantier. L’action de s’arrête pas là et passe par une campagne médiatique et le soutien du justicier masqué “Zacman”.
À la vue de cette mobilisation, la municipalité se montre plus encline à faire des compromis : diminution de la hauteur des constructions, amélioration de la qualité de construction, sauvegarde et réhabilitation d’un immeuble emblématique baptisé “le Château ouvrier”, amélioration du jardin public envisagé, obtention de la création d’un “city-stade” (petit terrain de sport), de la place piétonne de la Garenne, d’une salle polyvalente dans le futur centre sportif Rosa Parks, de dix ateliers-logements sociaux pour artistes et, quelques années plus tard, de la création du café associatif “le Moulin à café”.
En 1998, Udé ! se démène aussi contre la fermeture du centre social “Notre Maison” et d’autres structures associatives du quartier (au total près de 4500 m² de locaux). Au côté d’autres associations avec ou sans locaux, elle crée le collectif pour des Maisons de quartier qui se bat pour obtenir davantage d’espaces pour les activités associatives. Grâce à la dynamique et la pression de ce mouvement, plusieurs lieux ont vu le jour dans les années qui ont suivi : le centre d’animation Vercingétorix, le centre social Didot-Broussais, le Moulin à café, le Château ouvrier, les salles associatives de la rue du Moulin des lapins et de la rue Saint-Gothard, la Maison des associations...
Les menaces de spéculations immobilières sur les terrains de l’hôpital Broussais (qui va voir ses services peu à peu démantelés) pousse aussi Udé ! à constituer, en 2000, et avec d’autres, le collectif redessinons Broussais (CRB). Cette création s’accompagne d’une forte dynamique de travail avec les habitants par la diffusion de questionnaires sur des propositions d’aménagement du site et, particulièrement en 2001-2002, par la mise en oeuvre des “ateliers populaires d’urbanisme” (APU) où des habitants néophytes se retrouvent au centre social récemment ouvert pour travailler sur plans, construire une maquette du site, en vue de constituer un cahier des “charges des habitants”. Malgré le relatif, mais plaisant, amateurisme de la démarche et l’imbroglio politique qui oppose la Ville de Paris et l’“Assistance publique - Hôpitaux de Paris” (propriétaire de Broussais et dépendant de l’Etat), et qui impose une temporalité très longue pour des habitants, des propositions du CRB sont tout de même reprises par les politiques : l’aménagement d’une “coulée verte” au travers du site ou la création d’un espace culturel de quartier par exemple.
Au début des années 2000, Udé ! propose, en collaboration avec les habitants, un projet de réaménagement du carrefour Didot-Bénard-Sablière (communément appelé “la place du banc”). Ce travail débouche sur la création de la place Flora-Tristan en 2002.
Comprenant que les améliorations de l’espace urbain participent aussi à la “gentrification” du quartier, Udé ! mène une réflexion sur le logement qui voit émerger le projet de pension de famille de la rue des Thermopyles.
L’idée d’un café associatif germe de la même façon et débouche sur l’ouverture en janvier 2006 du Moulin à Café au cœur du nouveau quartier de la Garenne (ancienne ZAC Didot).
Si Udé ! met en sommeil ses réflexions sur la pollution et les transports, elle mène parfois quelques actions ponctuelles sur ces questions (carte du bruit, action sur l’axe du Général-Leclerc, sur le couloir de bus de la ligne 62, sur les transports gratuits, etc.). Elle participe à la création du collectif logement-Paris 14 et lance celle du collectif MPV (voir plus haut). Ses réflexions les plus récentes sur le thème de la construction écologique attirent de nouveaux adhérents et vont permettre d’inclure ces préoccupations dans des projets encore à imaginer. Udé ! a aussi participé à la création du Collectif Logement Paris 14 et du collectif MPV.
Plus récemment, l’association s’est engagée, via le groupe éco-construction, en faveur de la construction écologique, ce qui lui permet d’attirer de nouveaux adhérents et de façonner de nouveaux projets.
Udé ! continue de se préoccuper des thèmes qui ont contribué à sa naissance : fabrication d’une ville à visage humain, lutte contre l’exclusion, mise en place d’équipements collectifs, construction de logements sociaux... en étant toujours en lien avec la parole des habitants pour qu’ils puissent exprimer leurs envies, leurs besoins concernant leur quartier. Le tout, en menant avec ses moyens, un lent travail de démocratie et d’éducation populaire.
Udé ! est une association qui refuse d’entrer dans des considérations politiquement partisanes. Une telle association a toujours un rôle important à jouer dans l’avenir, notamment à travers ses réflexions, ses actions et les collectifs auxquels elle appartient, toujours dans un souci d’associer les habitants.

Éco-construction
Depuis janvier 2006, il existe également un groupe sur le thème de l’éco-construction au sein d’Udé !. C’est un lieu de discussion assez informel, se réunissant une fois par mois au café associatif Le Moulin à Café (cf. agenda). Ces réunions ouvertes attirent un public divers, allant du spécialiste au novice, intéressé ou intrigué par ce thème, avide d’échanger dessus et en particulier sur la façon de le promouvoir dans le 14e arrondissement. S’intéressant aussi bien aux questions pratiques des habitants qu’aux projets en cours dans le quartier, il a notamment aidé le CRB à organiser le 13 avril dernier une rencontre avec les habitants sur le thème “quelle éco-construction à Broussais ?”. Gestion de l’eau, éco-quartiers, isolation et énergie solaire, chantiers pédagogiques participatifs, étaient notamment au programme de cette discussion.
Enfin, ce groupe propose lors des fêtes de superbes toilettes sèches, moyen justement d’entamer une réflexion sur la gestion de l’eau dans nos villes…

Aménagement de la rue des Thermopyles
L’aménagement du secteur Bauer-Thermopyles-Plaisance est à l’origine de la création de l’association Urbanisme et Démocratie en 1993. Une quinzaine d’années plus tard, le pire (un habitat surdensifié sans équipement public) a pu être évité grâce à la mobilisation des habitants. Pour autant l’histoire n’est pas terminée.
Depuis 2001 et l’aménagement du square Giacometti et du terrain de boule, le secteur n’a pas beaucoup évolué. Udé !, puis ensuite l’association Pension de Famille, a porté un projet de logements sociaux et d’une Pension de famille sur la friche située entre la rue de Plaisance et la rue des Thermopyles. La Mairie a délégué la construction de ces bâtiments à l’OPAC de Paris. Mais, deux ans après l’attribution des permis de construire en 2006, les travaux n’ont toujours pas commencé.
Dans ce bout de quartier qui constitue le coeur de ses mobilisations et de ses fêtes, Udé ! souhaite continuer à s’investir dans la finalisation du projet d’aménagement de la rue des Thermopyles en faisant une proposition déclinée en trois axes :
1 - la création d’un jardin partagé à proximité de la pension de famille (Udé ! souhaiterait être l’association gestionnaire du jardin).
2 - la création d’un espace public pour continuer d’organiser des fêtes et animations de quartier, par l’utilisation d’une partie de la cour d’immeuble où sont organisées les fêtes (grâce au patient travail de jardinage des membres de l’association, cette cour est, au fil des ans, passé de l’état d’étendue de béton à celui d’un espace arboré avec petit potager et espace de compostage).
3 - la transformation d’un bâtiment abandonné, surnommée “maison grecque”, en local mixte, pouvant mêler associations et services de la Ville. Udé ! souhaite gérer ce local (qu’elle a sauvé de la destruction par ses mobilisations passées), avec quelques autres associations ayant des objectifs communs. Le Cepije (Centre Paroissial d’Initiatives Jeunesse) pourrait se joindre à l’aventure et étendre ses activités au-delà de son local exigu de la rue Pernety.
Pour Udé !, cet espace servirait aux personnes impliquées dans le futur jardin partagé (stockage d’outillage) et aux autres associations de jardins partagés du 14e (espace de réunion). Udé ! souhaite aussi pouvoir stocker toute la documentation accumulée au fil des ans et pouvoir offrir aux habitants du quartier et d’ailleurs un lieu de documentation sur l’écologie urbaine, sur l’éco-construction, sur les questions d’aménagement urbain, de participation des habitants à la gestion de la ville, etc. L’association dispose aussi d’un important matériel utilisé pour les fêtes (tentes, équipements électriques, etc.) qu’elle a l’habitude de mutualiser et prêter à d’autres (près d’une vingtaine d’associations et de conseils de quartier l’utilisent) et qu’elle souhaiterait stocker dans la “maison grecque”.
La Ville de Paris (propriétaire du bâtiment) souhaite aussi y implanter des vestiaires-douches pour les jardiniers des squares du quartier ; l’idée serait intéressante de parvenir à un bâtiment pouvant mixer tous ces besoins. Un vrai travail collaboratif sur ce sujet reste encore à monter (Udé ! l’attend depuis quasiment 2001 !).
La Ville ne semblant disposer que de peu de moyens pour aménager le bâtiment, Udé ! aimerait profiter de cette occasion pour monter un chantier d’auto-réhabilitation. En échange, Udé ! et ses futurs partenaires espèrent que la mairie du 14ème arrondissement mette à disposition ces locaux à titre gracieux.
Avant que ce projet ne voie le jour, le chemin est encore long et reste à tracer collectivement. C’est pourquoi Udé ! souhaite engager toutes ses forces pour faire participer les habitants du quartier à ce projet et peser de tout son poids sur la mairie pour la convaincre de l’intérêt de ce projet.
Si vous souhaitez participer vous pouvez contacter :
Bruno brunal at no-log.org
Claudie claudie.houdre at free.fr

Pension de famille
En 2000, les campagnes sur le mal-logement se multiplient et la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) est votée. Udé ! est une association qui a toujours été préoccupée par les questions du logement, notamment à travers le prisme de la mixité sociale. Interpellée par les habitants sur les marchés, elle s’engage encore plus fortement dans ce combat par le biais d’un groupe de réflexion.
Les centres d’hébergement ne sont pas une solution à long terme et font peser en permanence sur les plus démunis l’incertitude du lendemain. Udé ! réfléchit donc à des alternatives locales permettant aux individus de pouvoir réellement se reconvertir et se réinsérer socialement. Des membres de l’association se saisissent de la question de l’habitat et posent les bases d’un habitat alternatif durable et s’inspirent rapidement de l’appel à projet “pension de famille” lancé par l’État en 1997. Une réunion publique rassemblant habitants, personnes sans logement et professionnels du logement et de l’habitat constitue l’étape suivante. L’utopie deviendrai-t-elle réalité ?
En 2003, le groupe de réflexion se constitue en association “Pension de famille à Bauer-Thermopyles-Plaisance”. Cette dernière s’adresse à un public pour lesquelles les structures d’hébergement classiques ne sont pas adaptées. La pension de famille s’élèvera, on espère bientôt, sur la parcelle du 13–15, rue de Plaisance. La mairie a donné son accord et a imposé l’Office Public d’Aménagement et de Construction de Paris (OPAC) comme constructeur de cette opération regroupant la Pension de famille et des logements sociaux. L’association a été désignée association gestionnaire de ce lieu et pourra à ce titre recevoir des subventions de fonctionnement et d’investissement.
Le projet présenté par la Pension de famille a plusieurs points cardinaux : construction à faibles besoins énergétiques, habitat à dimension humaine (16 studios pour 20 personnes), principe de mixité sociale (par le bénévolat), insertion dans le quartier. Les autorités publiques apportant leur concourt financier (principalement Mairie, Région, Fondation Abbé Pierre et Préfecture) se verront le droit de désigner la majeure partie des résidants. L’association elle-même amène sa contribution à l’édifice financier.
Le permis de construire a été obtenu en 2006 et l’appel d’offres à destination des entreprises du bâtiment a été lancé en juillet 2007. Depuis le projet est au point mort. L’association “Pension de famille” continue sa mobilisation pour que les personnes défavorisées aient aussi le droit à un logement décent et à une solution adaptée à leur situation et de qualité. Chaque trimestre, elle organise des réunions thématiques dans un lieu associatif du quartier.

Florimont : des locaux pour les associations et les habitants
Florimont est l’association qui gère les locaux associatifs au rez-de-chaussée du Château Ouvrier (près du métro Pernety). Son but : mettre à disposition des associations et des habitants des locaux pour y mener leurs activités et créer ensemble des projets.
Aujourd’hui 35 associations sont adhérentes et utilisent le Château Ouvrier pour des activités culturelles (répétition de pièces de théâtre, de chorales), des permanences sociales, des activités citoyennes et mener son projet “Mémoires…et Avenir de mon quartier”. Dans le cadre de ce projet, deux actions – soutenues par la Région Ile-de-France - sont prévues pour l’année 2008/2009 : Actualité de la Résistance et une action avec les jeunes de la mission locale (structure qui accompagne les jeunes de 16 à 25 ans dans leurs recherches d’emploi, rue de Châtillon et/ou du Centre paroissial d’initiatives jeunesse (le CEPIJE).
01.42.79.81.30.
contact at chateau-ouvrier.fr

Florimont : mobilisation générale
Tout au long de l’année 2008/2009, Florimont avec les associations adhérentes et non adhérentes, les habitants et les commerçants va mener l’action “Actualité de la Résistance”. L’apogée de cette action sera le 14 juillet 2009 où nous fêterons le 65ème anniversaire de la remontée de la rue de Vanves (devenue rue Raymond Losserand) par les FTP au nez et à la barbe des nazis avec le soutien des habitants. Le départ se fera à partir de la couverture du périphérique. Divers évènements jalonneront l’année dont le premier aura lieu le 20 septembre, rue du Moulin Vert.
Pour ces évènements, Florimont recherche des témoignages et tout document de cette époque ainsi que des personnes pour l’aider à monter cette action et participer à des ateliers couture (pour les drapeaux), des ateliers pancartes, des ateliers organisation, etc.

Collectif Logement-Paris 14 : alerter, protester, réagir
Le collectif s’est constitué à l’automne 2005 après qu’une mère et ses deux enfants scolarisés à l’école Hippolyte-Maindron ont été mis à la rue sans solution de relogement. Des parents d’élèves, profondément scandalisés, ont décidé de mobiliser le réseau associatif et militant du quartier (FCPE, Udé !, La Page, Attac, etc.) pour alerter, protester et réagir. Très vite, il est apparu que la famille concernée n’était pas un cas isolé du quartier : une autre avait dormi à plusieurs reprises dans le square voisin, d’autres logeaient dans des arrières boutiques ou à l’hôtel en payant des sommes faramineuses. Ainsi des familles que nous côtoyons chaque jour vivent dans des conditions indignes sans que nous ne nous en doutions.
À la rentrée des vacances de la Toussaint 2005, la première action a été d’instituer les petits-déjeuners revendicatifs chaque mardi matin place Flora-Tristan. En novembre 2007, nous avons fêté le 100e. Ces petits-déjeuners dans la rue ont été dès le début le point d’ancrage de l’action du collectif logement. Là, les familles et les personnes en difficulté de logement, les militants se rencontrent, échangent, se donnent des nouvelles. C’est aussi, rassemblés solidairement sous notre banderole, un moyen de rendre visible, semaine après semaine, le problème du mal logement dans l’arrondissement.
Une fois par mois, le collectif se réunit dans une salle associative. Cela permet aux familles non disponibles le mardi matin de ne pas perdre le contact, de se joindre aux autres et de s’exprimer sur leur situation. Au cours de ces assemblées, nous décidons des actions à mener : mobilisation aux pieds des immeubles en cas de menace d’expulsion, participation aux manifestations parisiennes dénonçant le mal-logement, rassemblement avec d’autres organisations devant la Préfecture de Paris, délégation au Parlement Européen, organisation de manifestations dans l’arrondissement sous forme de chaîne humaine ou de marche solidaire.
À l’issue de la première manifestation locale, en janvier 2007, nous avons obtenu de rencontrer régulièrement l’élu chargé du logement. Ensemble nous faisons le point sur chacun des dossiers de demande de logement portés par le collectif. Toutefois, il ne s’agit pas pour nous de faire passer en priorité les dossiers du collectif mais de signaler des situations extrêmement dramatiques dont la mairie n’a pas connaissance ou de débloquer des dossiers incomplets ou mal remplis. Il s’agit, sans relâche, de faire entendre la voix des mal-logés.

collectif MPV
Le collectif Malakoff-Paris-Vanves, créé en mars 2006 à l’initiative d’Udé ! avec des associations riveraines ou du cadre de vie pour que les habitants s’expriment collectivement sur les aménagements à construire sur la dalle de couverture du périphérique.
La “fête des 3 communes” s’est tenue le 31 mai à la Porte de Vanves. À l’occasion de son organisation, le collectif s’est trouvé subitement enrichi de musiciens, théâtreux, créateurs, portés par l’idée d’une possibilité d’expression, d’un rapprochement de leurs activités, d’un évènement collectif à destination des habitants. C’est dans l’enthousiasme à l’idée de créer un lien symbolique entre les communes et les habitants, par-dessus la frontière du périphérique que la fête s’est préparée.
Résultat de ces efforts, une valse à trois temps : l’après-midi, sur la dalle-même du périphérique, la fête des associations des 3 communes avec la batucada, les stands, la buvette, les caisses à savon, et beaucoup de contacts et bavardages. Puis, sous les arbres du square Maurice-Noguès, la pièce “Cœurs de vaches” par la compagnie Catherine-Hubeau. Enfin, en soirée, sur la place au pied du nouveau centre social, un concert superbe, dans la bonne humeur et à la grande satisfaction des habitants.
Et la participation des municipalités dans tout ça ? Si celle de Vanves a apporté un soutien mesuré (quelques photocopies !), si celle de Paris 14, après avoir été longtemps réticente à l’idée de cette fête, l’a autorisé sur son territoire, il convient de saluer le soutien majeur de la ville de Malakoff qui a fourni, monté, démonté une grande partie de la logistique.
Beaucoup reste à faire pour des aménagements réussis et pour le lien entre Malakoff, Paris et Vanves, mais avec cette fête, rapprochement concret entre Paris et banlieue, les associations se sont retrouvées avec une longueur d’avance sur les politiques qui réfléchissent à la métropole, au grand Paris, à la communauté urbaine, etc.
contact : Jean-Pierre (01.45.40.51.65.)

Gare de Montrouge-ceinture
Avenue du Général-Leclerc, à l’angle de la rue de Coulmiers, derrière des baraquements commerciaux, on peine à apercevoir la gare désaffectée de Montrouge-Ceinture, sur la Petite ceinture ferroviaire. C’est ce bâtiment que le conseil de quartier Jean-Moulin / Porte d’Orléans a souhaité sauvegarder, en émettant un voeu adopté par la municipalité et, depuis l’automne, en finançant une “étude participative de préservation et de réutilisation citoyenne” du bâtiment, réalisée par un cabinet d’urbanisme, désigné sur appel d’offres à l’automne dernier.
Le bâtiment se trouve sur une parcelle appartenant à la Sovafim, société publique chargée par le ministère des finances de vendre les actifs ferroviaires inutilisés au plus vite et aux plus offrants ; la sauvegarde de la gare n’est pas pour elle une affaire rentable et pourrait donc faire les frais d’une opération immobilière juteuse. En février, la commission du Vieux Paris émettait le voeu d’un classement "protection Ville de Paris" de quatre gares de la Petite ceinture, dont celle de Montrouge-ceinture. Le conseil de quartier, à partir des premiers rendus du cabinet d’urbanisme, a réalisé une exposition, dont on a pu voir les éléments les 23 février et 1er mars, sur le trottoir devant la gare. Sollicitée par le conseil de quartier, Udé ! participe au comité de pilotage qui suit les travaux du cabinet.

brèves de quartier
après un premier débat, organisé en avril sur le thème de la construction écologique, et qui a connu un grand succès malgré le temps pluvieux (plus une place de libre sous les tentes !), le collectif redessinons Broussais (CRB) organisera le dimanche 14 septembre, un deuxième rendez-vous public en plein air sur la dalle du site de Broussais, avec un débat qui abordera la question de la place des habitants dans la gestion et la programmation d’un espace culturel (participation envisagée d’intervenants du Lieu Unique de Nantes, du Centre dramatique de Poitou-Charente, du Comité des Métallos de Paris 11e). Rendez-vous sera tout d’abord donné à midi pour participer au traditionnel repas de quartier du CRB.

pour la deuxième année consécutive, le Moulin à café participera aux scènes ouvertes du festival les “Arènes de Montmartre”. Une scène de théâtre sera installée sur la place de la Garenne où le public pourra assister à de nombreux spectacles du 26 août au 6 septembre.

la fête du journal de quartier “La Page” (forum associatif, spectacles, animations) devrait se tenir le samedi 27 septembre sur la place de la Garenne, avec le soutien du Moulin à café, de Florimont et d’Udé !. Ce journal associatif fêtera cette année ses vingt ans d’existence.

le 22 février dernier, “la gare expérimentale” a été expulsée des locaux de “l’agence expérimentale” qu’elle occupait depuis le mois d’avril au n°15, rue de l’Aude – locaux désaffectés depuis longtemps et pour lesquels le propriétaire peinait à montrer une quelconque promesse d’achat. En une dizaine de mois, ce squat d’artistes avait organisé quelques festivals, ouverts ses portes à d’autres artistes et associations et tissé des liens localement. En octobre, ses membres avaient par ailleurs participé activement à la soirée Nuit blanche à Broussais et on leur doit l’illumination du bâtiment de la Chaufferie.
On compte cependant les revoir dans le 14e : ils se sont récemment activement investis dans le succès de la fête des trois communes [NB : "l’agence expérimentale" faisait suite à la "gare expérimentale" qui avait été expulsée de la gare Ouest-ceinture en juin 2006].

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bulletin n°71 - 1.1 Mo




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